Que faire maintenant? et surtout comment le faire ?

18 mois de contestations: manifestation dénonçant le système, grève à répétition traduisant un malaise ( corps médical, pompier, ripper, enseignants, ouvriers, caissières, avocats, …… liste non exhaustives ) grève nationale contre la reforme des retraites ….. et pour quel résultat ?

« la folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent »

Albert Einstein

Alors doit on changer notre manière de faire, d’agir, pour montrer notre contestation. Une piste de réflexion n’est-elle pas apparue depuis mi mars? Que retenir du confinement? 2 choses :

  • Nous avons été capables d’être solidaire, de trouver des solutions, de nous adapter et de nous organiser
  • Sans nous, l’économie va mal …. Sans notre consommation, les grands de ce monde ne sont rien

Voici un texte qui nous a été envoyé, nous vous le mettons en lecture et vous souhaitons une bonne réflexion.

Bonjour à toutes et à tous,

Si nous avions le nombre, nous pourrions nous aussi avoir cette seconde vague de contestation comme à Hongkong.

Mais bon, je dois me faire une raison après 18 mois de rassemblement, de gaz, de répression, de privation de nos libertés individuelles. Les Français, entre la peur, le déni et l’acceptation du « c’est comme ça » qui ne cherche finalement qu’à consommer, ne semble pas près à se remettre en cause.

Que les autres changent, alors là « OUI », mais pour la majeur partie de ces derniers « NON ».

Nous sommes à un moment de bascule profond de notre société et de notre « Vivre ensemble ».

Soit c’est le bien commun qui gagne par la solidarité, la décroissance, la répartition du pouvoir et la redistribution des richesses, afin que chacun.e puisse vivre dignement, soit on ne change rien et c’est la mort de la majorité au profit d’une poignée d’individus toujours plus avides et cupides.

On ne compte pas les effets collatéraux (précarisation, suicides, dépression, décès, solitudes…) de cette société de consommation et dernièrement, de ce confinement forcé lié à cette crise du Coronavirus et surtout lié aux décisions de ce gouvernement qui n’a qu’un seul mot dans la bouche : « économie ». Ils veulent et exigent que les gens travaillent et consomment « Quoi qu’il en coûte » au risque de mourir, de se précariser et surtout, ils doivent le faire en se taisant et en acceptant sans broncher. Ils doivent donc interdire toute contestation, car eux seuls ont raison.

Ils ont l’argent et le pouvoir pour eux et ne veulent en aucune façon les partager avec la population. En somme : travaille, consomme et ferme ta gueule !!!

Et si tu n’es pas content, crève et démerde toi. Le peuple doit être en ordre de marche pour faire vivre cette minorité et faire fonctionner la vision unilatérale des oligarques possédant ayant construit leur fortune sur le dos des plus faibles, de la destruction et de la mort.

Donc, au final, notre seule chance, de vraiment s’en sortir est de changer, changer notre manière de vivre et de consommer, changer pour ne plus cautionner, pour ne plus souffrir et surtout pour enfin vivre dignement.

Mais est-ce que cette crise du Coronavirus aura fait prendre conscience aux gens qu’ils le doivent pour améliorer la vie de toutes et tous ? Sont-il prêt à partager, quitte à faire passer les plus faible et les plus précaires avant eux.

Nous avons deux camps qui s’affrontent, ceux qui possèdent et trouvent légitime l’exploitation sans limite de cette planète, de ses ressources et la servitude des autres humains à les servir, la minorité et ceux qui souffrent au quotidien de cette minorité.

Mais entre les deux, nous avons aussi tous ceux qui sont dans l’acceptation, statiques et qui ne remettent rien en cause. Préférant subir et avoir 2, 3 voir 4 boulots pour pouvoir survivre. Ils acceptent et trouvent tout à fait normal de travailler jusqu’à 60h par semaine, tout en perdant leurs congés payés, leur RTT et tous leurs droits pour rattraper les pertes de cette minorité qui en est elle-même responsable. Ils ne se sont pas battus pour défendre les droits du travail, ils acceptent de perdre toute leur protection sociale au profit d’une minorité de patrons et oligarques de cette société qui en profitent pour demander toujours plus aux travailleurs, soignants… pour se gaver et vivre dans l’opulence sans aucune limite en ruinant nos vies sociales, notre planète et notre environnement.

Ils semblent visiblement près à perdre toutes leurs libertés pour ne pas se confronter à ceux qui décident à leur place et qui les privent de toute liberté.

Et pourtant, nous avons les moyens de faire mieux et de ne rien laisser aux possédants du pouvoir et de l’argent : en n’achetant plus et ne consommant plus leurs produits toxiques, en supprimant nos factures, en faisant de la désobéissance civile, en allant à l’essentiel et en partageant toutes nos connaissances.

Ma famille et moi nous avons décidé qu’il était tant de changer, les manifestations, c’est bien, elles sont utiles pour notre visibilité. Cependant pour notre part, nous sommes persuadés que nous devons lutter autrement, en nous associant à des collectifs qui y participent, mais aussi à ceux qui luttent contre ce système réellement et qui prônent un réel changement à l’image du C2R ou du CNNR.

J’ai toujours défendu que nous, les éveillés, les Gilets Jaunes et autres lutteurs, devions être « LA PREUVE PAR L’EXEMPLE » pour montrer que le vivre autrement tout en conservant notre confort est possible, il suffit de le vouloir pour ensuite se donner les moyens d’y arriver.

C’est donc le pari que nous faisons avec ma famille.

On va changer notre vie pour montrer que cela est possible et je vais m’engager auprès de ceux qui luttent politiquement pour changer ce système.

Je suis et resterais un Gilet Jaune dans mon âme et dans mon cœur, mais le changement ne peut pas venir sans un changement de nous-mêmes et sans un changement de notre engagement politique dans la gouvernance de notre pays. Ils nous faut nous unir sur ce qui nous rassemble : le changement de système de gouvernance, de gestion de nos vies, de consommation et non sur ce qui nous divise, comme sur les méthodes, quelles qu’elles soient, elles peuvent aboutir, nous ne devons pas les entraver et nous devons même les soutenir et non cracher dessus.

Il est plus que temps d’agir sur nos vies et celle de notre société.

On ne lâchera rien. Force et honneur à toutes et à tous.

témoignage de Fred Gilet Jaune d’Angers, 49

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