Le Mans Manif devant le domicile de Marlène Schiappa

des gilets jaunes condamnes a des amendes

Marlène Schiappa a déclaré vouloir porter plainte pour toute publication d'images de son domicile. / © Aurelien Morissard / IP3
Sources : maine libre 27/09

Dans l’affaire « Marlène Schiappa et les Gilets jaunes », le délibéré est tombé ce vendredi 27 septembre 2019 au tribunal du Mans. Des peines symboliques allant de 500 à 1 500 € d’amendes ont été prononcées.

Le tribunal correctionnel du Mans a rendu son délibéré ce vendredi 27 septembre dans l’affaire « Marlène Schiappa et les Gilets jaunes ».

Six personnes étaient poursuivies. Toutes ont été condamnées à des peines allant de 500 à 1 500 € d’amendes par le tribunal du Mans. Le tribunal n’a pas retenu l’injure publique en raison du sexe. Un des mis en cause, Gilet jaune de la première heure, a l’interdiction de manifester en Sarthe. Tous devront verser un euro de dommages et intérêts aux victimes.

« Une ligne rouge »

Marlène Schiappa, secrétaire d’État à l’égalité entre les femmes et les hommes, n’avait pas apprécié la visite des Gilets jaunes devant son domicile, au Mans, dans la nuit du 24 au 25 mai 2019.

Un peu avant une heure du matin, « une quarantaine de gilets jaunes furieux ont déboulé devant chez nous, sous nos fenêtres, en hurlant des slogans agressifs, des menaces de mort, en jetant des pétards vers la maison avec outils, sifflets… », écrivait sur Facebook l’élue mancelle. Elle décidait alors de porter plainte, expliquant : « Je peux subir un certain nombre de choses avec résistance et résilience. J’ai une ligne rouge. On ne touche pas aux enfants. »

« Les enfants ont été perturbés plusieurs jours », confirmait le mari de Marlène Schiappa, Cédric Bruguière, le jour du procès.

Le 24 juillet 2019, six gilets jaunes, cinq hommes et une femme âgés de 25 à 51 ans, comparaissaient devant le tribunal de grande instance du Mans. La défense évoquait alors des « convocations excessives » pour une manifestation de 3 min 30 devant le domicile de la secrétaire d’État.

Relaxe plaidée« Dans ce dossier, il y a beaucoup de bruit pour pas grand-chose », lâchait Me Leslie Perez. On reprochait à son client d’avoir joué de la pibole au cours de cette manifestation trop sonore.

Deux gilets jaunes étaient poursuivis pour trouble à la tranquillité d’autrui par agressions sonores ; deux autres pour organisation d’une manifestation sans organisation ; et les deux derniers pour injure publique en raison du sexe et pour outrage. Les avocats avaient plaidé la relaxe.

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