A l’assaut des Municipales N°15 : les déserts médicaux

Après vous avoir exposé les thèmes « insécurité », « la pauvreté : SDF et démunis », « SDF et migrants », « le RIC local », « l’écologie au sens large », « le handicap », «la mort du centre-ville » nous vous présentons les réponses des têtes de liste et de leurs colistiers concernant le dernier thème « les déserts médicaux »

Rappel : les réponses des listes se feront dans l’ordre du tirage au sort des panneaux d’affichages (voir l’article : à l’assaut des municipales N°7)

Thème : les Déserts Médicaux

Désert : En terme littéraire, c’est le fait d’être vide, terne, morne, nu, sans activité

Alors oui !!! on peut dire qu’au Mans et aussi au niveau du département, il y a un réel problème de médecins généralistes et de spécialistes en tout genre.

La santé est un devoir régalien de l’état, nous direz-vous et que ce n’est pas aux maires des communes de gérer ce problème. Mais voilà le constat est là !!! l’accès à des soins de qualité dès la naissance est un élément fondamental du développement de la vie que l’on soit dans un petit village ou dans une grande métropole. La santé est un sujet trop important pour le balayer d’un revers de main. Pourquoi cette pénurie ? Pourquoi cette inégalité sur le territoire ? Comment faire pour inverser la tendance ?

Un intervenant du groupe a lancé le débat en mettant en avant des chiffres et en citant une enquête de UFC que choisir.

https://www.ledauphine.com/france-monde/2019/11/21/pres-d-un-generaliste-sur-deux-ne-prend-plus-de-nouveaux-patients-comme-medecin-traitant

https://www.francetvinfo.fr/sante/professions-medicales/sante-44-des-medecins-francais-refusent-de-prendre-de-nouveaux-patients_3747479.html

Résumé : Selon une enquête parue le 21 décembre 2019 de l’UFC que choisir qui se base sur le chiffre de la CPAM de 2018, 44% des médecins généralistes sur le territoire refusent de devenir médecins traitants de nouveaux patients. En cause : un nombre de patients trop important déjà suivis par le médecin (71% des cas) ou un prochain départ à la retraite (14 % des réponses) Résultat : en France, 10 % des assurés sociaux de plus de 17 ans n’ont pas de médecin traitant ; soit 5,2 millions de personnes, selon les chiffres 2018 de l’Assurance maladie.

Citation : La Sarthe et l’Ardèche mal lotis.

Les disparités régionales sont importantes. Selon l’association, mieux vaut ne pas chercher un médecin traitant dans l’Allier (70% de refus), en Charente (78%) et en Seine-et-Marne (86%), en Ardèche (88%) et dans la Sarthe (92%).

Question : Connaissez-vous le ratio de médecins / habitant au Mans ?

  • Audrey Dolo Canal – « Ensemble Autr’Mans » : Nous savons qu’il y a environ 35 000 Patients sans médecins.
  • Emmanuel Bilquez – « réveiller le Mans avec vous » : Non pas à l’échelle du département, le chiffre est légèrement remonté grâce à l’action du département en zone rurale. Il y a 12 ans, j’avais déjà mis deux jours à trouver un médecin traitant, trop peu de généralistes déjà à l’époque, maintenant c’est pire !!!
  • Gilles Guerchet – « Le Mans, on y gagne » : Oui nous le connaissons, il a d’ailleurs augmenté en début d’année .
  • Colistier- « vers Le Mans en commun » : pas de réponse
  • La liste « pour le Mans » avec Marietta Karamanli : Chiffre inconnu. Lorsque la problématique est arrivée, c’était juste en milieu rural, on ne pensait pas que les villes seraient touchées. Il n’y avait pas d’aide hier pour les grandes villes alors que cela existait pour des villes comme Connerré et la Ferté-Bernard. Aujourd’hui, il est possible d’avoir des aides de la région. Un centre médical de la santé a été lancé et tant mieux. Ma municipalité veut lancer quelque chose d’ambitieux mais il faudra d’autres aides. Le problème est le même partout. Le Mans n’attire pas, on a un problème d’attractivité même avec des maisons ouvertes.
  • Louis de Cacqueray – « bâtissons le Mans » : non, je sais qu’il est très bas. On est dans un département où le problème est devenu crucial
  • Isabelle Sévère – EELV : pas de réponse
  • François méril – UPR : pas de réponse

Un intervenant du groupe apporte des réponses et lance le débat :

Argument : 6 médecins pour 10 000 habitants en 2019 source : association départementale pour l’Organisation de la permanence des soins des médecins libéraux de la Sarthe.

Citations : « En 2015, la CPAM de la Sarthe recensait 110 médecins généralistes au Mans soit une densité de 7,3 médecins pour 10 000 habitants, un chiffre qui est donc inférieur à la moyenne départementale (9,88) et régionale (12,16). »

Citation : « Dans certains secteurs de la Ville, la situation est encore plus dramatique. Ainsi, dans les Quartiers Sud du Mans, nous recensons 13,5 médecins généralistes pour 30 000 habitants soit une moyenne de 4,5 médecins pour 10 000 habitants. C’est une des moyennes les plus faibles du Département ; proche voire inférieure à celle des territoires bénéficiant des aides à l’installation des médecins. »

article d’un blog d’un conseiller départemental de la Sarthe datant novembre 2017

 Info : https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/le-mans-72000/sarthe-le-nombre-de-medecins-en-baisse-constante-69357956-ef28-11e9-8deb-0cc47a644868

En 2018 âge moyen des médecins est de 55ans H, 47 ans F. dans 5 à 7 ans, 50% de ces médecins chercheront un remplaçant. En 2019, l’Adops-72 recense 24 nouveaux médecins libéraux contre 39 fermetures de cabinet. En Sarthe, il manquerait une centaine de médecins aujourd’hui pour combler les départs à la retraite. Un manque qui se fait sentir en milieu rural mais également en ville.

L’Adops-72 (Association départementale pour l’organisation de la permanence des soins des médecins libéraux de la Sarthe) alerte sur une baisse constante du nombre de médecins généralistes, qui impacte les fonctionnements des services d’urgence comme le 15 et les huit maisons médicales de garde de Sarthe sont de plus en plus souvent sollicitées par le 116117

Question : Que feriez-vous pour remédier à cette situation ? Avez-vous des pistes ?

Argument : (chaque argument était accompagné d’un résumé écrit de la solution trouvée lors du mini débat, nous vous ferons grâce de cette lecture en vous mettant que les liens)

-Pourquoi ne pas généraliser l’action de la mairie Connerré 3000 hab. (Sarthe) Voir Article :https://www.francetvinfo.fr/france/deserts-medicaux-ces-communes-qui-embauchent-des-medecins-salaries_1355289.html

Action de la mairie de Bergerac (Dordogne) voir article : https://www.francebleu.fr/infos/societe/dordogne-le-centre-municipal-de-sante-de-bergerac-ouvert-ses-portes-1487174887

autre exemple : À Voujeaucourt Village de trois mille habitants, la mairie se paie un médecin en finançant ses études. Un étudiant s’est engagé à s’installer en contrepartie d’une bourse payée par la commune soit 18 000 € sur trois ans. Dans le pays de Montbéliard, la zone rurale affiche un taux de 82 généralistes pour 100 000 habitants, autrement dit le taux de démographie médicale le plus bas de la région

  • Audrey Dolo Canal – « Ensemble Autr’Mans » : Il faut un réfèrent adjoint à la santé sur le Mans. Nous avons une personne dans la liste qui a œuvré au bataclan et qui va travailler sur le sujet séduction médecin, chaque médecin veut travailler d’une certaine manière (salarié ou libéraux). Nous avons décidé de créer une plateforme » allo santé service » joignable 24h/24 s’appuyant sur des médecins actifs, des médecins à la retraite, des cabinets para médicaux et des structures d’emploi de service à la personne ainsi nous pourront limiter les temps d’attente aux accès à des rendez-vous. Il faut faire un vrai travail avec les médecins retraités, en plus de trouver de nouveaux médecins. Il faut améliorer l’attractivité du Mans et se rapprocher des médecins en études : les inviter à voir le Mans, les faire visiter notre patrimoine, montrer que le cadre de vie est meilleur qu’à Paris…on doit présenter un package avec un accompagnement coté famille. La pratique de la médecine a évolué, ils souhaitent profiter de la vie, ils souhaitent moins de présence en cabinet. Il faut impliquer les médecins, ils doivent être moteurs pour que cette nouvelle médecine au Mans soit un succès.  Nous avons fait des petits déjeuners avec des médecins salariés et libéraux : ils souhaitent une prise en charge du secrétariat et des Locaux. Ils sont en Majorité pour : Le Groupement de médecin. Une grande idée pour développer une meilleure santé sur le Mans et améliorer un pôle d’excellence notamment au niveau du sport, c’est d’avoir un CHR. Nous sommes aussi pour le développement de la télémédecine.
  • Emmanuel Bilquez – « réveiller le Mans avec vous » : Nous voulons développer la fac de Médecine du Mans en partenariat avec celle d’Angers. C’est hélas la concurrence entre les villes pour faire venir les médecins. Les maisons médicales sont créées par la mairie mais cela ne porte pas ses fruits, notamment parce que le choix a été fait de salarier les médecins et il peut y avoir de l’animosité entre libéraux et salariés. Mais en tout cas, on n’est pas au niveau de la problématique. Pourquoi en est-on arrivé là ? on n’a pas anticipé et on a un déficit d’attractivité. Sur quoi la marie peut-elle jouer ? Il faut travailler avec les retours d’expérience du département car ils se sont améliorés au fur et à mesure. Non je ne suis pas allé voir la maison médicalisée de Connerré. Je n’ai pas de problème sur le fond, mais on a un problème en termes de quantité de médecin.  Si on multiplie ces initiatives, vous aurez peut-être des médecins qui vont revenir mais il faudra en salarier énormément à côté de cela, on peut le faire pour certains, mais cela ne peut pas être un modèle complet. Il faut aussi des maisons médicales avec des médecins libéraux qui ont des salariés en commun. Et on peut mettre des lieux à disposition, quitte à ce qu’ils remboursent progressivement la collectivité. Cette mise à disposition de locaux, avec des regroupements de compétences de soin, de telle sorte à mutualiser les coûts, c’est la majorité des solutions qui est proposée. Payer les études pour ensuite qu’ils viennent s’installer au Mans, cela peut être possible aussi. Mais il faut que les médecins aient envie de venir ici et pour cela il faut qu’ils viennent faire leurs études ici. Il faut développer la faculté de médecine au Mans. Mais ce ne sera pas immédiat car le temps de formation est de 10 ans. Le déficit de médecin généraliste va malheureusement s’accentuer car beaucoup vont partir à la retraite. Le problème c’est que le numerus clausus n’a pas été anticipé, donc il faut faire jouer la concurrence entre les villes. Il faut vendre de la qualité, du rassemblement et du bien-être. A Nice il y a trop de médecins. En amont des urgences, il faut mettre en place des filtres pour orienter les gens. Il y a pénurie de médecin. On fait des économies et parfois on ferme les services parce qu’il n’y pas les moyens et pas de médecins. Mais c’est une problématique qui doit être résolue à l’échelle nationale. Il y a le recours aux médecins étrangers, avec des résultats très aléatoires, certains se sont bien intégrés et d’autres sont repartis.
  • Gilles Guerchet – « Le Mans, on y gagne » : 30 000 personnes du Mans n’ont pas de médecins traitants. Propositions : les maisons de santé éphémères. Projet de l’ARS : Il y a une quinzaine de médecins à la retraite qui veulent bien donner quatre heures par mois (pour 250 euros), avec deux assistantes payées par l’ARS, pour l’instant il n’y a pas de remontée de la mairie du Mans. Nous, nous mettrons en place ce projet. Les 30 000 manceaux pourront avoir un médecin. Toute solution est bonne à prendre. Il faut intégrer la télémédecine. On voudrait un bouquet de solutions. Nous souhaitons aussi trouver avec des médecins ambassadeurs qui feront du lobbying auprès des facs de médecine parisiennes. Une maison médicale cela ne fait pas venir de médecins et cela ne les fidélise pas. On travaille avec un groupe de médecins en exercice pour trouver des solutions. On a aussi le problème que les médecins ne veulent plus autant travailler qu’avant, même si on ne peut pas leur reprocher. Une partie des médecins sont des femmes qui veulent avoir une vie de famille.
  • Colistier – « vers Le Mans en commun » : Favoriser des bourses pour les étudiants contre engagement de venir au Mans est une idée à étudier. On veut créer un CHU. Je serais pour faire une planification médicale : un système de point comme pour les profs. Que les médecins aient l’obligation de se répartir sur le territoire (à l’échelle nationale). C’est normal qu’on demande aux médecins qui ont bénéficié de la solidarité nationale qui a payé leurs études qu’ils rendent service à la nation. Les infirmières sont déjà astreintes à cette règle.  Pourquoi ne le fait-on pas pour les médecins : car les gens qui font médecine, ce sont des fils de bonne famille et ils ne veulent pas être contraint. Ils sont attachés à la liberté d’installation. Il y a le projet à Pontlieue de faire une maison médicale, il faut porter ce projet. (Comme à Connerré). Aujourd’hui on voit qu’il y a une féminisation du métier de médecin et on peut entendre que ces médecins veulent une vie de famille, notamment les femmes médecins qui voudrait avoir un 80 % à l’arrivée d’un enfant et qui, se mettant en libéral, ne pourrait pas se le permettre. Pour attirer des médecins, il faut apporter un quelque chose en plus, le fait d’être salarié de la mairie et de pouvoir avoir une vie de famille. Je veux dire un mot des pompiers pyromanes, l’hôpital public a été fragilisé par des politiques nationales qui ont tendu à réduire les budgets des hôpitaux et on paye les conséquences de ces politiques. Mme Karamanli et M. le Foll étaient à l’assemblée à ce moment et ont soutenu ces politiques. Pour nous, une élection municipale n’est pas déconnectée des politiques nationales. Avis personnel : ouvrir la question de la bourse, créer une éventuelle maison médicale qui salarie des médecins, cela serait un choix engagé de la part d’une municipalité. Mais il ne faudrait pas oublier que la compétence santé ne relève pas de la collectivité territoriale. C’est l’Etat et l’ordre des médecins qui doivent la gérer. On doit gérer de nouvelles activités alors que les budgets sont restreints. On ne veut pas être complice de l’austérité de l’Etat qui détruit le service public : l’Etat aurait dû s’attaquer au numerus clausus plus tôt. Les collectivités doivent gérer plus en ayant moins. On le fera parce qu’on n’a pas le choix. Compte tenu du nombre de sujet prioritaire, il faudra faire des arbitrages dont le fait d’accompagner le conjoint du médecin, cela ne pourra pas passer en premier. Un conjoint de médecins sera en mesure de chercher un emploi et un logement, pour plein de gens c’est le quotidien, il faut savoir se limiter dans ce qu’on est capable d’offrir. Un coût ponctuel c’est gérable mais les coûts structurels, cela devient compliqué. Sur ces questions comme sur les autres, nos adjoints animeront régulièrement des assemblées de citoyens sur les thèmes dont ils ont la charge. Cela fait partie de la démocratie participative que nous voulons.
  • La liste « pour le Mans » avec Marietta Karamanli : C’est très compliqué car c’est le médecin qui choisit. Il faut réfléchir à long terme et à l’attractivité de la ville. Pour permettre d’attirer les médecins et les spécialistes, la ville doit avoir une autre image ! Sur le court terme, il faut des conditions attractives. Mais de toute façon, il n’y a pas assez de médecin. Nous voulons mettre en place des centres de santé de proximité : nous allons recruter non pas des médecins mais des infirmières de pratiques avancées. Nous les recruterons comme salarié de la ville. C’est une nouvelle spécialité qui permet que ces infirmières puissent faire le premier diagnostic et qui ensuite redirigent vers la bonne porte, vers les urgences ou non (Ça fonctionnerait comme les opticiens qui peuvent renvoyer vers le spécialiste ou juste dire que ça n’a pas changer). Ces infirmières resteront sous l’autorité d’un médecin avec lequel elles seront en contact par téléphone. Nous avons fait la rencontre d’une infirmière en pratique avancée et elle aura les dossiers médicaux des personnes sur son téléphone portable et elle sera en contact avec le médecin généraliste de la personne. Il y a aussi les infirmières libérales qui pourront faire ce travail. Dans des mairies de quartiers, il pourrait y avoir ces services de soins et diagnostiques inclus dans ces bâtiments. Il sera plus facile de recruter des infirmières que des médecins. Ça fonctionne déjà comme ça avec la médecine du travail où l’infirmière peut renvoyer vers les médecins. Il y a aussi des cabinets de sages-femmes qui se substituent au gynéco. On veut recréer au moins deux autres mairies de quartier et dans ces locaux, on pourra y mettre les centres de soin de proximité. Il s’agit de s’inspirer du modèle de ce qui se fait à Pontlieue. Concernant, les maisons médicalisées, les exemples sarthois n’ont pas l’air de fonctionner… A la Ferté-Bernard, en salariat, ça fonctionne… Il faut l’amplifier mais tout le monde n’a pas pour autant envie de venir. L’inauguration de la maison médicale du Mans a été repoussée car il n’y avait encore qu’un seul médecin. Elle a quand même permis à 3000 personnes de trouver un médecin.
  • Louis de Cacqueray – « bâtissons le Mans » : oui, l’ouverture de maisons de santé avec des médecins salariés est une bonne idée. On nous dit les médecins ne veulent pas venir au Mans. Moi je dis qu’il faut se donner les moyens de les faire venir en leur proposant un salaire +30%. Autres mesures possibles, le regroupement de médecins libéraux dans des locaux mis à disposition avec une secrétaire en commun. Il faut travailler sur les 2 voies. L’idée serait de mettre à disposition un bâtiment venant d’une rénovation d’une friche par exemple. Mais il faut aussi travailler sur l’attractivité de la ville, il faut leur donner envie de venir et de rester. L’idée de payer une bourse contre une installation est bonne. Une chose est aberrante : les études sont payées par la population et les médecins font ce qu’ils veulent, ils s’installent où ils veulent surtout sur la cote pendant que des populations souffrent de leur absence. Le Mans a le plus gros hôpital de France qui n’a pas de CHU. La transformation est en cours. Il y a un projet de création d’une antenne de la faculté de médecine d’Angers. Ça ne dépend pas que du maire. Mais en tant que maire, j’appuierai cette démarche, et si la ville a une difficulté je le ferais savoir au gouvernement. C’est un rapport de force. Il ne faut pas perdre de vue que le manque de spécialiste, se reporte sur les généralistes qui sont eux-même en sous-effectif. Cela retombe sur les urgences
  • Isabelle Sévère – EELV : C’est un sujet national. Les études de médecine sont gratuites car prise en charge par l’état et tant mieux, il faudrait que la loi impose peut-être pour un certain nombre d’années aux médecins d’aller sur des territoires déficitaires. Avec le Centre Olympe de Gouge à Saint Martin, plus de 3 000 personnes ont retrouvé un médecin. C’est un centre municipal de santé où la ville salarie quatre médecins. Même si à la base, ce n’est pas une compétence de la municipalité, on est obligé de se substituer à l’Etat. Il y a aussi une initiative de madame Lecompte, rue Vauguyon, qui est un peu différente. Les médecins ne sont pas salariés, mais la mairie accompagne pour le loyer du cabinet. Une autre solution : accompagner des jeunes médecins à la sortie de l’internat et essayer de les capter pour les faire venir sur la ville. Il y a des médecins actifs et retraités qui vont essayer de recréer un pôle médical qui est en train de se monter, il y aura des vacations. Le problème n’est pas simple tant que la loi n’est pas faite. C’est du coût de fonctionnement. On a du mal à trouver des médecins qui souvent ne veulent pas être salarié. Il y a 55% des médecins qui ont plus de 60 ans au Mans. La population de médecin s’est féminisée et il y a une demande de ces médecins à travailler dans un pôle médical. Ils n’osent plus prendre des cabinets médicaux tout seuls. La ville peut participer aux frais de secrétariat, travailler à la télé-médecine, faire que la ville soit accueillante. On voudrait aussi travailler sur la prévention.
  • François Méril – UPR : On va faire en sorte de permettre aux jeunes médecins de s’implanter au Mans, en les aidant à se loger, en créant des maisons de santé, au niveau de la mairie on peut prendre en charge une secrétaire pour les aider. Il faut aussi accompagner leur famille en Permettant au conjoint de trouver du travail, en facilitant la scolarisation les enfants. Il y aura des personnes en charge d’aller chercher les jeunes médecins, de les démarcher, de leur vendre la ville pour les attirer, les faire venir. C’est compliquer de faire venir des médecins. En parallèle, il faut soutenir ceux qui sont déjà installés en les soulageant par exemple d’un maximum des tâches administratives. Il faut mettre en place une aide aux patients pour la prise de rendez-vous : il faut Envisager de mettre quelqu’un pour aider les personnes qui ne savent pas utiliser internet. Ex : Une personne qui prenne le rendez-vous par téléphone avec une personne âgée. Concernant les maisons médicalisées, je pensais que le médecin ne pouvait pas être salarié de la commune mais la discussion est ouverte, toute solution est bonne à prendre : Rendre la ville plus attractive, payé la Secrétaire par la commune… On m’avait parlé de l’action de Connerré, mais nous ne sommes pas certains de la faisabilité pour la ville du Mans. Si on a cette possibilité, on le fera. Concernant le financement des études, Nous ne sommes pas trop au courant c’est une bonne idée, c’est à étudier, à réfléchir.
  • Remaud 3eme sur la liste UPR : Il y a une différence entre les nouveaux et les anciens médecins. Les nouveaux médecins veulent privilégiés aussi leur vie de famille et ne plus travailler jusqu’à l’épuisement, c’est cela qui explique le désert médical. Le sous-effectif global accentue la surcharge de travail.
  • Relance d’un intervenant : Et la télémédecine ?
  • François Méril – UPR : Ce serait mieux de mettre un camion avec un médecin ? Problème du diagnostic à distance. Le parti de l’UPR alerte sur les dangers du numérique et les déviances du tout numérique en termes de liberté individuelle.
  • Paul Remaud 3eme sur la liste : Exception : dermatologue pour les petits problèmes

Question : Autres domaines, pourquoi ne pas remettre le suivi médical en milieu scolaire par l’intermédiaire du service social ?

Argument : une meilleur prévention en amont permettra une fluidité des soins à long terme surtout chez les spécialistes.

  • Prévention de problème de santé : vue, ouïe, cœur, tension
  • Prévention qualité de vie des enfants (mal bouffe, violence…)
  • Prévention et détection des dys- dès le CP / amélioration du système des razed / intervention des spécialistes dans l’école
  • Manque de spécialiste, délais de rdv, problématique des dossier MDPH pour accompagnement des enfants
  • Audrey Dolo Canal – « ensemble Autr’Mans » : Cela peut être une réflexion dans notre case Santé, toute la réflexion du périscolaire.
  • Emmanuel Bilquez – « ensemble Autr’Mans » : Dans l’absolu, cela est logique mais pendant très longtemps on a été en pénurie d’infirmières. Le remettre en place, oui sans doute, cela ne se fait pas d’un coup de baguette magique, mais cela demande des moyens. Il fut un temps, il y avait du personnel tournant entre plusieurs établissements. Oui sur le principe, mais comment on le met en musique avec l’éducation nationale et avec les écoles privées aussi. Tout ce qui est préventif est meilleur, y compris en termes de coût. Mais cela demande d’avoir une vision générale de ce qui peut être fait et là je ne le sais pas pour l’instant. Si c’est possible sur une municipalité comme le Mans, on le fera. Les bonnes idées sont parfois difficiles à mettre en œuvre. Le Maire, sur cette question, comme sur tant d’autres, n’est pas le seul décisionnaire mais il peut être moteur sur les écoles publiques primaires.
  • Gilles Guerchet – « le Mans, on y gagne » : non évoqué
  • Colistier – « vers Le Mans en COMMUN » : Les maîtresses ne sont pas formées, il faut que les parents de l’enfant déposent le dossier à la MDPH pour qu’ils aient une aide de vie scolaire. Est-ce à l’éducation Nationale ou à la ville de s’occuper de ça? La ville pourrait mettre à disposition des infirmières libérales, des assistances sociales, le service social du CCAS, un psychologue scolaire. C’est intéressant, on en parle entre nous. Il y a une augmentation des cas de DYS, il faut se poser de sérieuses questions, il y a une dégradation de la qualité de l’enseignement dans le primaire. On a pointé l’affaire de la dégradation de l’acquisition du langage du fait de l’utilisation des écrans. On peut aussi avoir une réflexion sur les raisons pour lesquelles on a un tel taux de DYS. Il faut éduquer les parents sur la dangerosité des écrans. Cela peut faire partie des missions de l’adjoint à la santé.
  • La liste « pour le Mans » avec Marietta Karamanli : Cela relève surtout de l’Éducation Nationale. Nous nous penchons surtout sur le côté préventif en lien avec des enseignants, l’alimentation bio et locale, Besoin d’aide en classe mais dès les petites classes avec les ATSEM par exemple. C’est une des mesures phare du projet portée par la liste. « Plus d’ATSEM que de classe » et mieux formées pour déceler les besoins.
  • Louis de Cacqueray – « bâtissons le Mans » : bonne idée, à voir si cela peut être mis en place sur le temps périscolaire ou le temps méridien. La chose est à creuser peut-être voir avec la collaboration d’une fac de médecine ou d’une école d’infirmière dans le cadre de la validation de leur stage. On pourrait voir aussi avec des infirmières libérales.
  • Isabelle Sévère – EELV : Cela relève du domaine de l’Etat mais je suis complètement d’accord
  • François Méril – UPR : non évoqué

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