A l’assaut des Municipales au Mans N° 8 « INSÉCURITÉ »

A l’aube des municipales (Les dates des municipales sont fixées au dimanche 15 mars 2020 pour le premier tour et au dimanche 22 mars 2020 pour le second) et après la présentation de 8 Candidats (11 listes) et de leur parcours professionnel ou politique nous avons souhaité les rencontrer.

Comme évoqué dans un article précédent, notre groupe mini débat après un travail de terrain a œuvré sur 8 thèmes qui nous tenaient à cœur sur Le Mans et sa périphérie. Ces thèmes sont abordés au travers un certain nombre de questions et étayés par des documents remis aux candidats.   

A travers nos questions nous retranscrivons la réponse des candidats en les superposant. Avant toute publication nous avons envoyé à chaque candidat le fruit de notre travail (Chaque candidat a été filmé, pour une meilleure retranscription de leurs réponses)

Les réponses des listes se feront dans l’ordre du tirage au sort des panneaux d’affichages  (VOIR ARTICLE PRÉCÉDENT : à l’assaut des municipales N°7)

1er Thème L’insécurité sur le Mans

LE BON VIVRE, LA TRANQUILLITÉ, LA QUIÉTUDE SONT DES ÉLÉMENTS IMPORTANTS POUR BEAUCOUP D’ ENTRE NOUS. CEPENDANT LES CHIFFRES LE MONTRENT, LA DÉLINQUANCE AINSI QUE LA CRIMINALITÉ ONT FORTEMENT AUGMENTE CES DERNIÈRES ANNÉES AU MANS ET DANS SON AGGLOMÉRATION.

RÉELLE SITUATION ? OU TOUT SIMPLEMENT UN SENTIMENT DE PEUR ?

APRES EN AVOIR BEAUCOUP DISCUTE AVEC LES MANCEAUX ET MANCELLES, LE THÈME EST APPARU EN 1ERE POSITION ! DEVANT l’EMPLOI, L’ECOLOGIE …

NOUS NOUS DEVIONS DONC D’INTERROGER LE OU LA FUTURE MAIRE DU MANS SUR CE SUJET, ET DE VOIR LEURS DIFFÉRENTES PROPOSITIONS. LES SOLUTIONS PROPOSÉES SONT DIVERSES ET VARIÉES D’UN CANDIDAT A UN AUTRE. A TRAVERS CET ARTICLE NOUS VOUS PROPOSONS DE LES DÉCOUVRIR

Début de l’entrevue par l’intervention d’un membre du groupe mini par la présentation de la problématique.

Lecture d’un Article de Presse concernant une réunion publique en présence du maire actuel M. Stéphane Lefoll sur l’insécurité au MANS.

https://actu.fr/pays-de-la-loire/mans_72181/centre-ville-mans-insecurite-problemes-proprete-coeur-reunion-quartier_26973069.html

Article du 04 septembre sur Actu.fr « Témoignage d’un citoyen »

 « Le parvis de la gare est devenu une zone de non-droit monsieur le maire. C’est la misère qui vous saute à la figure. Certains hôtels ne sont pas aux normes et dans ces hôtels des familles de migrants sont là à temps plein et causent des nuisances aux riverains. C’est devenu invivable » Les langues se sont déliées et les riverains de Plusieurs secteurs pointent les mêmes problématiques qui empoisonnent leur quotidien : insécurité, agressions, excès de vitesse, nuisances sonores

Une sorte de gangrène qui ne cesse de gagner du terrain. Ainsi, le secteur du square Lafayette est désormais sujet au trafic de drogue. Les habitants clament leur ras-le-bol et pressent les élus d’agir mais ces derniers peinent à trouver des solutions efficaces. L’amplitude horaire des agents de la Police Municipale a été élargie cet été, le nombre de caméras a été augmenté. « Elles tournent 24 heures sur 24 ». Mais il y a une limite pointée par l’adjoint chargé des questions de sécurité : le non-respect des règles qui s’apparente au jeu du chat et de la souris.

Question : Votre Avis sur les propos de la population ?

  • Audrey Dolo Canal- ensemble Autr’Mans : Notre avis, l’insécurité est un gros sujet très mal géré par la mairie actuelle. Les Caméras tournent 24h/24h mais elles ne sont pas utilisées à bon escient.
  • Membre du Mini débat : Il existe bien un visionnage par Intermittence !
  • Audrey Dolo Canal- ensemble Autr’Mans: Cela reste du visionnage partiel et passif au bout de quelques jours, les images sont effacées.
  • Emmanuel Bilquez « Réveiller le Mans »  : Quand on discute avec les gens du Mans on s’aperçoit que c’est une vraie question. Le trafic de drogue : c’est vrai, c’est un problème. On mélange les excès de vitesse et les trafics de drogue, il faut séparer ce qui est incivilité de ce qui est plus lourd. Il ne faut pas stigmatiser les migrants, même s’il y a des problématiques spécifiques. Il ne faut pas tout mélanger. Sur la sécurité pure : j’ai vu évoluer le Mans, mais pas positivement. Mais que peut-on faire ? Quand on parle avec la police Nationale, les effectifs sont bloqués, on a peu de chance d’en avoir de nouveaux. On n’aura pas d’effectif en plus car il y a des contraintes budgétaires. Cette politique fait que lorsqu’on a des besoins la nuit, il y a des policiers nationaux sur le terrain, mais ça ne suffit pas, environ 3 équipes sur le terrain qui traitent Allonnes, Coulaines, le Mans. Donc c’est un problème d’effectif.On augmentera de manière significative le nombre de policiers municipaux.
  • Gilles Guerchet « Le Mans on y Gagne » : Un audit est à faire auprès de la population. Il serait peut-être nécessaire de changer les angles des caméras. Il faut améliorer la gestion des caméras, améliorer la technicité, faire des soirées d’écoute de riverains. Il faut faire une distinction entre l’insécurité réelle et le sentiment d’insécurité
  • Colistier : Vers Le Mans en Commun : J’habite gare nord, je suis bien placé pour donner ma perception et je suis militant du réseau éducation sans frontière. J’aimerai qu’on m’explique ce qu’est la sécurité : ce n’est pas la police, mais c’est avoir un toit, de pouvoir manger, avoir un emploi… Ce qu’on ne connaît pas fait peur. Effectivement, les soirs d’été, je suis voisin de l’hôtel et j’ai empêché qu’une fille dorme dans un hôtel insalubre. Il y a des problèmes mais il faut retourner à l’origine du problème. Des jeunes désœuvrés mettent la musique très forte, je vais les voir, je leur parle poliment. Ce n’est pas facile de le faire mais c’est possible de discuter avec eux. Qu’est-ce que génère le fait de mettre en situation de promiscuité des jeunes qui n’ont rien à faire, pas d’école, pas de boulot ? A quoi s’attendre d’autre que des « conneries ». Sur le square, effectivement, la municipalité a une responsabilité car on voit le trafic se faire.
  • « Pour Le Mans » avec Marietta Karamanli : Oui il y une montée des incivilités, des violences avec armes, des vols, des agressions. Nous nous appuyons sur les chiffres de la police et de la gendarmerie.  Augmentation des agressions : il ne faut pas le cacher. Il y a un sentiment d’insécurité qui existe dans tous les milieux.
  • Louis de Cacqueray-Valmenier « Bâtissons le Mans » : Au square la Fayette j’y suis allé, effectivement il y a un gros problème de trafic de drogue. J’ai pu avoir une grosse discussion avec les commerçants, ils m’ont dit d’aller voir les trafiquants. Je suis donc allé les voir (Trafiquants) j’ai pu le constater par moi-même. Ils ont cherché à savoir qui j’étais, je gênais leur business. Je suis parti quand on a voulu me piquer mon portable car ils pensaient que je filmais. Je me suis rapproché de la police nationale.  Elle m’a dit de me rapprocher de Stéphane Le Foll car selon la police, il n’y a pas grand-chose à faire. Pour Christophe Counil, l’adjoint à la sécurité du Mans, ils font le maximum. Je pense qu’il faut déjà se sentir concerné. JC Boulard a toujours refusé une police municipale. Il faut pourrir la vie du trafiquant de drogue au quotidien. Il faut dénoncer le laxisme car même la justice se relâche. Il y a trop d’impunité.
  • Isabelle Sévère (EELV) : Il faudrait plus d’effectif de la police nationale. Nous étions la dernière ville à demander de la police municipale. IL faut s’inspirer de Muchielli Laurent, je vous invite à aller voir ses vidéos car ses travaux sont orientés vers la sociologie de la délinquance et des politiques de sécurité. Les problèmes d’insécurité sont multiples : il y a la petite et la grande délinquance qui relèvent de la police nationale ( trafic de drogue, criminalité, trafics divers). La sécurité est un problème régalien donc cela doit être géré par l’Etat et non le local.
  • Il y a également beaucoup d’incivilités qui génèrent un sentiment d’insécurité qu’il faut entendre (mégot au sol,  pieds sur les sièges de tram. C’ est un problème éducatif. Il faut donc plus de médiateurs de rue et il faut faire des campagnes de sensibilisation au sujet de l’incivilité.
  • François Méril (UPR) : Nous constatons qu’il y a de plus en plus d’insécurité, pour nous ce n’est pas une nouveauté.

Question: la Multiplication des caméras dans le centre-ville n’est-il pas un faux problème ? La délinquance a-t-elle baissé ? Un fonctionnaire de police est-il affecté au visionnage ? Ne servent-elles pas juste en cas de délits ? Si c’est le cas, pourquoi ne pas travailler en amont du problème ?

  • Audrey Dolo Canal- « ensemble Autr’Mans » : Tant que le sentiment d’insécurité ne sera pas résolu, la ville ne pourra pas être attractive économiquement. La délinquance augmente alors que le nombre de caméra augmente ! Les cameras ne sont donc pas la seule solution à ce problème.
  • Membre du Mini débat : Si vous êtes élue, vous feriez un audit sur l’efficacité de ce dispositif ? 
  • Audrey Dolo Canal- « ensemble Autr’Mans: » : Oui, l’objectif étant de mettre en place un plan de prévention de la délinquance et de la drogue (Institution Locale).
  • Emmanuel Bilquez « Réveiller le Mans » : Il faut savoir ce qu’on fait des images, multiplier les caméras pour les multiplier ça ne sert à rien. Si on visionne les vidéos le lendemain, c’est une première chose, mais on rate la cible. L’objectif c’est d’envoyer quelqu’un le plus vite possible en mission. Multiplier les caméras, ok, mais il faut mettre derrière un système efficace pour traiter les images. Je souhaite qu’on puisse avoir avec les services judiciaires, la police nationale, les pompiers et police municipale, un PC commun de manière à pouvoir répondre de manière proportionnée à tous les problèmes. Ce PC permettrait d’envoyer les bonnes patrouilles aux bons endroits. Il n’y a pas que le centre-ville, il faut que les caméras se déploient là où il y en a besoin. Exemple : Square Lafayette, piscine. 
  • Gilles Guerchet « Le Mans on y Gagne » : Il est nécessaire de faire un audit de la technicité des caméras. Il y a 3 agressions par jour au Mans. Nous ne connaissons pas le taux de délinquance. Il faut redéfinir les missions des agents de la tranquillité publique. A postériori
  • Colistier : Vers Le Mans en Commun  : Depuis leur mise en place, la délinquance a-t-elle baissé ? Non et ce n’est pas une solution. À Nice, il y a beaucoup de caméras, cela n’a pas permis de protéger la population des attentats. Le risque c’est qu’on en arrive avec ce qui a lieu en Chine. Les caméras ne sont visionnées qu’a postériori. On est toujours dans une phase d’élaboration du programme. Le thème de la sécurité a été abordé. On ne fera pas un grand cas des caméras car on ne trouve pas cela efficace, mais il y a un manque d’agent sur le terrain mais pas forcément municipaux. Nous sommes opposés à la police municipale car elle a été créée pour pallier le manque d’une police nationale. Cette police nationale, nous la préférons. Prenons le quartier Ronceray et Glonnière, j’ai habité dans la cité, c’est une insécurité sociale terrible. Le sentiment d’abandon prévaut sur le sentiment d’insécurité. C’est comme s’il était hors du champs de la ville. La question de la prévention : on imagine des agents qui ne seraient pas ceux de la tranquillité publique qui servent de mains, on veut des animateurs qui participent à la vie du quartier et qui servent d’interface avec la mairie. Travailleurs sociaux : Il y a des assos qui ont ce rôle-là. Elles font de la prévention spécialisée mais elles n’interviennent que sur une certaine tranche d’âge, donc on veut des gens qui proposent des projets, qui les orientent vers des actions. Il faut donc recruter des travailleurs sociaux. Ils ont supprimé des moyens pour ce genre de poste. On nous parle de délinquance, mais on a supprimé les éducateurs de rue. Je ne pense pas moi, à titre perso que l’augmentation de la police municipale soit la solution, il nous faut plus de police nationale.  Quand on parle de 193 % c’est du fois 2. Le problème c’est la politique du chiffre, et qui donne du chiffrage. Je ne dis pas qu’il n’y a pas de problème de sécurité mais il y a d’autres enjeux qui sont beaucoup plus importants. Le risque d’accident de voiture est statistiquement plus élevé qu’une agression. Les policiers en ont ras le bol, ils savent qu’ils ne résolvent pas la grande criminalité, la petite délinquance se gère par le travail social.
  • « Pour Le Mans » avec Marietta Karamanli : La mise en place des caméras a eu des effets positifs (permettre le suivi d’affaires auprès de la justice, pour rechercher les auteurs de ces faits et réparations pour les victimes), et des effets négatifs : la délinquance se déplace, donc les caméras ne la préviennent pas. Il faut trouver d’autres moyens. Il y a une organisation des forces de l’ordre avec une coordination meilleure entre la police municipale et la police nationale à mettre en place. Nous pensons qu’il faudrait une présence humaine au quotidien : de la police municipale, des médiateurs au côté de la police. On a obtenu les 7 policiers nationaux qui avaient été demandés. Il faut continuer dans ce sens. Nous voulons les doubler, ainsi nous passerons de 30 à 60 policiers et demander une coordination des policiers municipaux et nationaux. Il faut adapter la formation des policiers municipaux pour favoriser la médiation et la prévention. Témoignage de Mme Karamanli « par exemple, aux Sablons, on avait obtenu une zone de sécurité prioritaire, cependant le commissariat de police allait fermer. Je me suis battue contre cette fermeture. J’ai pris l’initiative d’aller voir les agences de location pour leur trouver des locaux ». Nous ne voulons pas que la police soit uniquement au centre-ville, il faut déployer la police sur toute la superficie de la ville puisqu’elle est étendue (52km2). Nous préférons des moyens humains que d’avoir des caméras qui ont pour seul effet de déplacer la délinquance.
  • Louis de Cacqueray-Valmenier  « Batissons le Mans » : l’amplitude horaire de visionnage est surtout à accroître et il ne faut pas que cela soit des agents municipaux qui s’occupent de cette tâche.
  • Isabelle Sévère (EELV) : Sur la vidéo surveillance, nous sommes très dubitatifs sur l’efficacité de ce qui trop souvent déplace les problèmes. Aucun diagnostic sérieux de la situation n’est fait. Cependant nous avons toujours été favorables à la vidéo surveillance sur des espaces clos, pour protéger les bâtiments publics. Le problème c’est la vidéo surveillance sur les espaces publics à la fois en termes d’efficacité et de libertés publiques.
  • François Méril (UPR) :  Surveillance Physique que 3 à 4 jours par Semaine . Est-ce que les manceaux ont été concertés pour l’implantation des cameras ?? On doit demander à la population …. Je serai prêt à mettre en place le RIC si nécessaire pour demander l’avis aux concitoyens. Il faudrait faire un audit sur le résultat de la vidéo surveillance, je préférerai la présence humaine .

Question : Quel serait votre programme pour lutter contre la délinquance et ce sentiment d’insécurité ?

  • Audrey Dolo Canal- « ensemble Autr’Mans » Augmenter le nombre en effectif de la police municipale : Au Mans, 27 agents Municipaux sont en place. Nous en souhaitons 60. Malgré le fait qu’il y ait de plus en plus de cameras, la délinquance ne diminue pas, c’est donc le process qui n’est pas bon. Le traitement de dépôt de plainte est très long et monopolise du personnel de terrain. Le constat : 1 personne sur le terrain pour 7 non active (Congé, Repos, etc. …) Nous ferons un état des lieux des résultats des caméras. Nous voulons nous mettre en contact avec les associations orientées sur l’inclusion et les communautés locales pour les intégrer au plan de prévention. Nous souhaitons améliorer la mise en place de Médiateurs qui seraient associés et formés à ce projet.
  • Emmanuel Bilquez « Réveiller le Mans « Il faut se poser la question des causes de la délinquance : renforcer la police municipale, c’est une chose. Mais la police municipale doit venir en soutient de la police nationale, seulement en supplément, donc il faut que la police municipale soit augmentée en nombre mais aussi en qualification. Il faut changer le recrutement, l’équipement et qu’elle soit opérationnelle 24h/24 7jours/7. La délinquance, c’est aussi un problème social. Lorsqu’on discute avec les proviseurs, ils pointent du doigt le problème d’absentéisme. Un élève qui n’est pas à l’école, c’est un élève qui peut tomber dans la délinquance. Si on arrive, par de l’animation, par des réflexes, à traiter cet absentéisme, on pourra alors baisser la délinquance. Les trafiquants ou délinquants adorent la tranquillité, donc plus vous avez d’activité, moins vous avez de délinquance. Par exemple, le fait d’avoir peu d’étudiant au centre-ville, on a moins de vie, cela favorise la délinquance.
  • En France, il y a une moyenne de 4,5 policiers municipaux pour 10000 hbts (soit une équivalence pour la ville du Mans de 64 policiers pour 142000 habitants) Pour notre ville, je veux atteindre cette moyenne et pour y parvenir, je vise que l’on ait entre 65 et 70 policiers municipaux, alors que nous n’en avons actuellement qu’une trentaine. L’insécurité et le sentiment d’insécurité a augmenté. Source de recrutement : devenir policier, c’est une volonté. Il faut aller chercher les adjoints de sécurité qui ont déjà travaillé dans la police et qui sont déjà formés à une activité de terrain. Il faut ouvrir des concours. La police nationale fait les enlèvements de voiture lors du marché des Jacobins, or c’est le rôle de la police municipale.
  • Gilles Guerchet « Le Mans on y Gagne »: Nous souhaitons redéfinir les missions de la police Municipale, voire pour inclure des médiateurs dans les quartiers sensibles en proposant des formations. Il faut une meilleure réactivité à tous les événements d’incivilités . Il paraît important de travailler avec toutes les associations. La sécurité sera un axe prioritaire de notre programme.
  • Colistier :Vers Le Mans en Commun : NON EVOQUE PAR MANQUE DE TEMPS
  • Louis de Cacqueray-Valmenier  « Batissons le Mans » : Le nombre de policiers municipaux est insuffisant, il faut doubler le nombre de policiers municipaux, voire le tripler… cela dépendra du budget et il faut enlever les agents de la tranquillité publique, et avoir des agents H24 devant les caméras et surtout pas des policiers municipaux car ceux-ci doivent être sur le terrain. Il vaut augmenter l’amplitude horaire du visionnage et que celui-ci soit actif en direct. Renoncer au laxisme de la justice. Pour la délinquance, il faut chercher la tête des réseaux mais aussi arrêter les détaillants. Nous attendons les budgets de la mairie et nous observons pour l’instant l’opacité des budgets. La consultation des Comptes administratifs à Condorcet bloque pour l’instant.
  • Isabelle Sévère (EELV) : NON EVOQUE PAR MANQUE DE TEMPS
  • François Méril (UPR) : Je doublerais le nombre de policier municipaux. Le maire au niveau de la sécurité n’est pas autonome, il travaille en lien avec la préfecture et la police nationale et ne décide pas seul et ce n’est, pour moi, pas le rôle du maire . A l’état de faire son travail. .

Lecture par un intervenant du groupe d’un article de presse reprenant l’interprétation du préfet Nicolas Quillet sur la situation des commerçants :

Article de Presse : « Le Mans n’est pas la capitale de la délinquance ! » : le préfet de la Sarthe appelle les commerçants à revenir à la raison après la polémique sur l’insécurité autour de la place de la République. Plusieurs restaurateurs ont écrit aux autorités début août pour se plaindre des incivilités qu’ils disent subir à répétition : « Il y a une différence entre le perçu et le réel. Les chiffres rapportés par la police démontrent sans aucun doute que la délinquance est en baisse sur le mois en cours. Il faut faire la distinction entre la délinquance et des actes d’incivilités » explique Nicolas Quillet.

Question : Comprenez-vous les craintes de ces commerçants? Une rencontre est-elle à envisager ? Quelle serait votre politique sur le sujet ?

  • Audrey Dolo Canal- ensemble Autr’Mans: L’inquiétude des commerçants est connue car il y a une baisse de leurs chiffres d’affaire . Ils ont, pour plusieurs, un mal être. Parfois il y a même des dealers face au commerce et des clients sont molestés. Regardez certaines enseignes emploient des vigiles . D’autres enseignes ferment et donc licencient. Je connais bien le sujet car je suis ancienne présidente de MANSEA et je n’ai jamais été écoutée par la ville, il n’y a aucune compétence de la municipalité actuelle concernant les questions des commerçants. La politique de commerce dans la ville est absente .

Rajout lors de la restitution : Il faut travailler avec les commerçants et surtout être à leur écoute. Peut-être création d’un pôle commerce dans notre ville (le projet est décidé depuis, il s’agira d’un office des commerces pour toute la ville.) Favoriser la venue d’entreprise sur le Mans sous le label « hello le mans ».

  • Emmanuel Bilquez « Réveiller le Mans » Les commerçants sont tributaires de plusieurs phénomènes : Gilets jaunes, grève, insécurité… Il y a aussi les jeunes qui écoutent de la musique très fort. On a déjà des gens sur le terrain qui peuvent faire le rôle de médiateur : les agents de la tranquillité publique, même s’il faut peut-être donner des consignes qui soient plus claires.  Oui, on est allé à leur rencontre et nous avons échangé avec eux : le transport, le stationnement et l’accessibilité sont à revoir

Rajout lors de la restitution : Nous voulons remettre des bureaux de police dans les quartiers et dans le centre-ville (Sablons, gare nord, Pontlieue…). On fera d’abord un test et on étendra en fonction des résultats.

  • Gilles Guerchet « Le Mans on y Gagne »: Oui étant commerçant moi-même. Il faut redéfinir les trajectoires de la tranquillité publique. Il faut plus de formation des agents sur le terrain. Le constat est fait : non-respect des lois, trop de répression… Il faut améliorer la relation entre les forces de l’ordre, la justice et les associations. Nous avons l’idée d’un numéro vert qu’un témoin d’agression pourrait appeler et donner son témoignage voire même prendre une photo des faits et l’envoyée sur la plate-forme.
  • Colistier-Vers Le Mans en Commun  : Il y a un sentiment d’insécurité plus fort que l’insécurité réelle, même si l’insécurité réelle existe. Le préfet a raison. Le préfet dit le réel des chiffres et c’est vrai qu’on confond incivilité et insécurité. La question de la violence faite aux femmes, on en parle davantage. Il n’y a pas forcément plus d’insécurité, mais elle est médiatisée. Sur le trafic de drogue, il y a 20 ans, tout le monde voyait le trafic de drogue, il y a eu des arrestations, mais les acheteurs venaient de partout. Les gens sont dans la panade, le trafic permet de vivre. L’économie souterraine fait vivre des milieux. (Précision lors de la restitution : ils n’ont pas parlé des commerçants des centres-villes mais des commerçants de secteur Ronceray.) Le PLU a montré qu’il y avait 10 fois moins de chance d’aller à l’Université quand il vient des Ronceray .  Les commerçants se sont aussi plein des gilets jaunes, leur intérêt économique n’est pas toujours un intérêt citoyen. La cause de la délinquance est la pauvreté.
  • « Pour Le Mans » avec Marietta Karamanli :Oui, J’ai rencontré les commerçants avant de me présenter à la municipalité ». Nous avons fait une réunion sur l’attractivité et le commerce. Il faut que l’espace public soit occupé pour dissuader les actes d’incivilité ou de dégradation. On a des efforts à faire en matière d’attractivité. On va bientôt rencontrer ceux qui tiennent les discothèques. Il faut avoir une politique pour les cœurs de quartiers où se situent les commerces. Il y a le projet de maîtriser le foncier commercial. Concrètement cela signifie que la municipalité achètera le foncier pour favoriser le commerce éphémère par exemple, ou pour rénover les vitrines. Témoignage de Marietta Karamanli «Aux sablons, j’avais proposé de maîtriser les commerces, comme on l’a fait à Allonnes, mais cela avait été refusé par le maire ». Remettre du lien social peut permettre d’éviter qu’on ait des jeunes en déshérence. Il faut remettre des commerçants, des associations, des centres sociaux. Ce sont ces acteurs qui peuvent permettre de favoriser du lien social. Il faut une politique de l’emploi pour que les jeunes aient du travail. Plus il y a des boutiques, et moins le trafic peut s’installer. Le trafic comble le vide. Donc il faut animer les rues.
  • Louis de Cacqueray-Valmenier  « Batissons le Mans » Non évoqué par manque de temps
  • Isabelle Sévère (EELV) : Les commerçants, nous les comprenons, s’ils le disent. Il y a obligatoirement une part de vérité. Nous nous rapprocherons d’eux pour parler des problèmes qu’ils ressentent. Il faut un travail de présence humaine notamment avec le développement de médiateur et continuer de travailler avec des conventions entre police nationale et municipale afin de se répartir les rôles. Nous proposons aussi la création d’un adjoint à la vie nocturne pour animer la vie la nuit. Nous sommes contre la reconnaissance faciale et l’armement de la police municipale. Nous voulons un observatoire précis et fin sur la sécurité par type : quartier, délit, population. Il faut un diagnostic clair.
  • François Méril (UPR) : L’incivilité c’est pour moi un papier au sol. Si les commerçants disent qu’ ils sont en insécurité c’est qu’ils le sont !!! Nous nous rapprocherons d‘eux . Cependant un audit est nécessaire, il faut revoir les horaires de la police municipale et mettre des agents de sécurité dans les transports en commun.

Vous venez de lire la restitution des entrevues concernant le thème de « l’insécurité ».

Le prochain article reprendra le thème « SDF et démunis ».

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