A l’assaut des Municipales du Mans N° 9 « Sdf et Démunis »

Après vous avoir exposé le thème « l’insécurité », nous vous présentons les réponses des têtes de liste et de leurs colistiers concernant le thème « pauvreté au mans SDFs et démunis »

Rappel : les réponses des listes se feront dans l’ordre du tirage au sort des panneaux d’affichages (voir l’article : à l’assaut des municipales N°7)

2eme Thème Pauvreté au Mans SDFs et démunis :

1985, cette année est marquée par le « tournant de la rigueur » pris par le gouvernement de Pierre Mauroy tant au niveau économique qu’au niveau sociétal, les restos du cœur sont créés.

2017, E. Macron promet lors d’un discours : « je ne veux plus, d’ici 2 ans avoir des hommes et des femmes dans la rue »

2020, que voit-on ?

De plus en plus de personnes tombent dans la précarité, quel que soit les raisons, nous ne sommes pas là pour juger qui que ce soit, mais le constat est là !!! personne ne choisit de vivre dans la rue !!

Personne ne choisit de faire « la manche » pour manger, pour se payer une nuit au chaud, pour se laver !!!

Ces oubliés subissent cette situation de plein fouet, ne trouvant qu’un peu d’aide auprès d’association et bénévoles qui mettent leur énergie pour les aider.

Alors, est-ce le rôle de la population de prendre soin aujourd’hui des plus précaires dans nos villes et villages ?

Coluche a dit : quand je me suis présenté comme président, j’ai fait marrer les politiciens, quand j’ai créé les restos, je les ai fait pleurer.

En tant que futur ou future maire, nous attendons vos réponses à nos interrogations

L’un des intervenants prend la parole en posant une série de question et, en fonction des réponses, complète ces dernières.

Question : connaissez-vous le taux de Pauvreté sur le Mans ? 

Argument : suite à l ‘article: https://ville-data.com/delinquance/Le-Mans-72-72181 Le taux de pauvreté du Mans est un indicateur intéressant, ce dernier est de 19% de la population de Le Mans, cela représente 13 610 ménages sur Le Mans qui vivent avec un revenu mensuel inférieur 963 euros.

  • Audrey Dolo Canal- Ensemble Autr’Mans : NON
  • Emmanuel Bilquez « Réveiller le Mans » :Pas forcément de tête, je prends l’indicateur : du taux d’habitats à loyer modéré : 28%. J’estime cependant que le seuil de 963 euros est moins sûr.
  • Gilles Guerchet « Le Mans on y Gagne »  : NON
  • Colistier : Vers Le Mans en Commun :Oui, 19 %, c’est le plus élevé de la région. Ce que je peux te donner comme chiffre. Le quartier le plus riche, c’est autour de Bellevue 31500€ : le revenu médian. Dans le quartier gare Nord 6500€ euros et Glonnières 7500€. Il faut faire des logements sociaux, il faut faire de la mixité sociale, il faut casser la ségrégation sociale.
  • « Pour Le Mans » avec Marietta Karamanli : NON mais la Sarthe est mal placée en matière de pauvreté, d’échec scolaire et de délinquance notamment par rapport au Pays de la Loire.
  • Louis de Cacqueray-Valmenier  « Bâtissons le Mans » : NON
  • Isabelle Sévère (EELV) : Non, je dirai aux alentours de 20%.
  • François Méril (UPR) : Non

Question : Connaissez-vous le nombre de sans abri sur le MANS ?

Argument : Quelques Infos : la banque alimentaire collecte 750 tonnes de denrée redistribuée aux associations, cela représente 7000 bénéficiaires (sdf et plus démunis).

  • Audrey Dolo Canal- ensemble Autr’Mans : Non
  • Emmanuel Bilquez « Réveiller le Mans » : le chiffre est très dur à obtenir. Le nombre de 70 me semble très minimal, mais est-ce ceux qui sont sans structure ou ceux qui sont vraiment dans la rue ?
  • Gilles Guerchet « Le Mans on y Gagne »: NON
  • Colistier : Vers Le Mans en Commun : Entre 70 et 100
  • « Pour Le Mans » avec Marietta Karamanli : Ils sont nombreux, ils viennent nous voir, certains acceptent les propositions, certains de veulent pas, ils sont en rupture. Il faut saluer le tissu associatif qui parvient à convaincre les personnes de les faire sortir de la rue, de l’alcool, de trouver un travail. On travaille avec les chantiers de réinsertion. Le tissu associatif est super. De plus en plus de femmes, de jeunes et de personnes âgées sont dans la rue. Problématique des animaux, gros problème de l’alcool. On a échangé sur la question du logement pour ceux qui ont un animal. Il faut créer des logements d’urgence. Ce que les SDFs demandent, c’est un lieu où ils peuvent être hébergés avec leurs animaux. Le 115 doit répondre en matière de place d’urgence, au côté de l’Etat, car c’est l’Etat aussi qui gère le 115.
  • Louis de Cacqueray-Valmenier « Bâtissons le Mans » : Non mais il faut renforcer les associations, c’est un sujet qui me tient à cœur.
  • Isabelle Sévère (EELV) : Non mais nous pensons environ une quarantaine
  • François Méril (UPR) : NON, de toute façon, quel que soit le chiffre, il faut compter plus, en comprenant les personnes SDFs invisibles. C’est très compliqué d’avoir le chiffre exact des personnes sans-abri, il faut calculer dans ce chiffre, les personnes qui vivent dans un squat. Au Samu Social, on a embauché un professionnel pour avoir une vision plus précise des personnes sans-abri, ou qui habitent dans un logement précaire (ex : garage, ou ceux qui habitent chez un ami provisoirement.)

Question : Connaissez-vous le nombre de logements vacants sur le Mans et la Sarthe ?

À la suite de leur réponse, un intervenant du groupe mini débat étayera avec des chiffres : 77 765 logements (Sur le Mans) : 70 529 Résidences principales, 1 312 résidences secondaires, 5 925 logements vacants privé et Public dont 7% appartenant à des bailleurs sociaux soit environ 414 Logements.

  • Audrey Dolo Canal-ensemble Autr’Mans : Non
  • Emmanuel Bilquez « Réveiller le Mans » : Non, c’est un problème qu’il y ait des logements publics vacants. C’est un échec car la puissance publique c’est de pouvoir rapidement mettre en place de l’hébergement, après c’est normal qui y ait quelques logements qui soient vacants. Pour le logement privé, c’est plus compliqué. Il y a des gens qui à l’heure actuelle retire leur logement de la location car ils ont été victime de mauvais payeurs et de dégradations. Quand vous allez sur les sites gouvernementaux, vous avez le nombre de demandes en attente, de logements vacants. Mais sont-ils à jour. 400 ça me paraît énorme.

Ajout Lors de la restitution : Depuis, on a creusé : le taux de logement vacant a baissé. Ce taux, qui était assez élevé, a longtemps été un argument pour justifier l’afflux de personnes venant de l’étranger ou de la région parisienne.

  • Gilles Guerchet « Le Mans on y Gagne » : NON
  • Colistier : Vers Le Mans en Commun : Il y en a 400
  • « Pour Le Mans » avec Marietta Karamanli : Actuellement, on est à moins de 100 logements appartenant à des bailleurs sociaux. Le Mans seul : la question c’est que dans les logements vacants, il y en a beaucoup avec des travaux. On doit développer l’offre de logement par des dispositifs d’aide de l’Etat et de la métropole auprès des propriétaires pour qu’ils rénovent leur logement et en échange ils le louent à loyers modérés pendant 9 ans.
  • Louis de Cacqueray-Valmenier « Bâtissons le Mans » :Oui sur la totalité environ 5 000. Je ne comprends pas, par ailleurs qu’ils ne soient pas réquisitionnés.
  • Isabelle Sévère (EELV) : Non, mais moins de 7% appartenant à la municipalité. Il est dur de réquisitionner logement Privé
  • François Méril (UPR) :NON

Question : – Pourquoi pas réquisitionner les logements Vacants ? Décret N° 2019-635 du 24 Juin 2019 relatif à la réquisition avec attributaire (Journal officiel du 25 Juin 2019) 

Groupe Mini Débats : DECRET DE LOI : https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.docidTexte=JORFTEXT000038677913&categorieLien=id (Décret de la loi Elan)

Argument présentés par les intervenants du groupe : oui des sdf refusent des places en foyers, en voici les causes :

-Foyers à sable sur Sarthe : Dès 9h le matin le 115 (accueil d’urgence du Mans) n’a aucune place à proposer à part sur Sablé Sur Sarthe. Comment les SDF peuvent ils s’y rendent et revenir ?? Pourquoi ne pas mettre en place la même structure au Mans ?

-l’insécurité des foyer (vol, raquet…) : en 2015 une proposition pour mettre en place des casiers pour sécuriser les affaires des sdf et des migrants a été proposée à la mairie, cette dernière à refuser.

-Mise en place de solution d’urgence : les SDF avaient eu le droit à un squat par la Mairie l’hiver dernier. Tout c’était bien passé. Cette année, cette solution est refusée. Pourquoi ?

-les animaux de compagnie : Manque de prise en considération de leur chiens (compagnie et sécurité) une association « Solar dog » existe mais elle n’a pas de terrain.

  • Audrey Dolo Canal-ensemble Autr’Mans : Il faut réfléchir à un contexte structuré à des choses qui leur correspondent. Je ferais faire un audit, mais c’est compliqué. Avant de réquisitionner, il faut connaître l’état du parc et surtout connaître les besoins pour répondre au mieux aux SDFs.
  • Emmanuel Bilquez « Réveiller le Mans » : Dans le domaine public, vous pouvez réquisitionner, mais pas dans le domaine privé. C’est davantage un problème d’organisation que de réquisition. On doit pouvoir faire mieux et plus vite pour que les logements soient utilisés. C’est inadmissible que des gens dorment dehors. Question de graduation, on a forcément les moyens dans cette ville d’avoir la possibilité de proposer un logement, pour ceux qui veulent, mais il y a des gens qui veulent dormir dehors. Il faut des structures adaptées, pour un temps court ou de moyen terme. Une fois que vous avez sécurisé ces gens, vous les remettez dans des logements publics. C’est compliqué de remettre des gens dans des appartements directement, on peut cependant les intégrer dans des structures d’accueil pour ensuite les mettre dans des logements. Quand vous parlez de ça avec des associations, ils font un travail de resocialisation pour accompagner les gens.
  • Gilles Guerchet « Le Mans on y Gagne »: Ils sont insalubres. Nous sommes plus pour mettre en place une politique d’accompagnement. Il faut que les bailleurs prennent leur responsabilité. L’accompagnement est plus important que le toit. Le toit ne fait pas tout. L’idée des casiers numériques est à voir et pourquoi pas à mettre en place (Evite perte de papier ou autre)
  • Colistier : Vers Le Mans en Commun : OUI, cela fait partie de notre projet. Cette décision coule de source. On sait tous que du côté de Dunkerque : le maire a dit « personne à la rue ». C’est un propos que je soutiens. Ça repose sur des lois qu’on a déjà mais qui ne sont pas appliquées. On oppose les plus précaires à des plus précaires alors qu’il y a des logements vacants, y compris privé. C’est un choix politique.
  • « Pour Le Mans » avec Marietta Karamanli : Il y a plein d’autres moyens. Les réponses sont différentes selon qu’on accorde la question du bien, comment on le récupère qui finance le loyer ??? On a ouvert des salles municipales pour accueillir des gens. Solar DOG : c’est un vrai projet, très actif et pour l’instant on se tape la tête contre un mur ! Ça bloque au niveau du département. Dans les Pays-Bas : petit village en container en semi-autonomie.  C’est une bonne idée que de créer des missions locales pour les SDFs, mais je ne suis pas sûr que ce soit la solution la plus efficace. Cependant avoir des éducateurs spécialisés pour établir la confiance, c’est comme cela qu’on arrive à les amener à quitter la rue. Quand quelqu’un est en rupture,  il faut travailler sur la confiance.
  • Louis de Cacqueray-Valmenier « Bâtissons le Mans » : Lors de votre future rencontre avec le maire, n’hésitez pas à lui demander pourquoi ces logements ne sont pas réquisitionnés car nous ne comprenons pas que cela ne soit pas fait.

« LE GROUPE MINI DÉBATS N’A JAMAIS EU OPPORTUNITÉ DE RENCONTRER MR LEFOLL DONC QUESTION SANS RÉPONSE »

  • Isabelle Sévère (EELV) : l’ancienne caserne des pompiers a été réquisitionnée pour les migrants pour l’hiver, du fait du désengagement de l’Etat qui a normalement cette charge à travers l’hébergement d’urgence. La Politique sur la ville est très volontariste. Un élu PC se déplace voir les SDFS régulièrement. Le Foyer « Athanor » est pour les Hommes. Le Foyer « Noges » est en cours de restauration pour les familles de migrants et pour les SDFs. La priorité du mandat sera la lutte contre la pauvreté, notamment à travers les tarifs sociaux en fonction des revenus pour la restauration scolaire, les centres de loisirs, l’action du CCAS.
  • François Méril (UPR) :  Nous ne connaissions pas cette loi, elle est à étudier (pour sa faisabilité). Tous les SDFs ne souhaitent pas forcément être logés, c’est une réalité, il y a des personnes qui sont depuis trop longtemps à la rue. On essaie au niveau du Samu, pour ceux qui sont à la rue depuis longtemps, de vite les reloger car plus ça dur, plus ils s’éloignent de l’intégration. Nous (en tant que bénévoles pour le Samu social) sommes en lien avec la DDCS, avec Tarmac, on a régulièrement des réunions. La personne qui a été recrutée au Samu, une de ses missions est de faire des maraudes. Il y aura un lien avec les maraudeurs, pour pouvoir les accompagner dans leur démarche vers les associations, les services sociaux. Elle fera l’accompagnement en journée, c’est un travail qui a commencé il y a trois semaines, en lien avec Tarmac et la DDCS.

Question : Avez-vous eu la démarche de rencontrer les sans-abris sur le Mans ?

  • Audrey Dolo Canal-ensemble Autr’Mans : Oui j’ai eu l’occasion de rencontrer des SDFs et même ouvrir des portes pour qu’ils soient au chaud (passeur de sommeil)
  • Emmanuel Bilquez « Réveiller le Mans » : On rencontre souvent les mêmes, on peut discuter ça se passe bien jusqu’à une certaine heure. Oui je discute avec eux. L’insertion sociale qu’on peut faire n’est pas simple, cela demande de la patience, mais il faut le faire. Il faut un accompagnement, c’est nécessaire, cela fait partie de notre devoir, même si c’est souvent déceptif. Il faut le faire en relation plus étroite avec des structures professionnelles, on ne peut pas sortir quelqu’un de la misère si on ne l’aide pas à s’assumer. Je connais bien Tarmac, j’ai quelqu’un sur ma liste qui fait partie de Tarmac.
  • Gilles Guerchet « Le Mans on y Gagne » : NON, mais nous nous sommes renseignés via Tarmac
  • Colistier : Vers Le Mans en Commun : je le fais au quotidien, oui, cela fait partie du quotidien, réseau sans frontières, il y a aussi des migrants SDFs. Ceux qui disent que les gens sont dans la rue par choix, tiennent des propos aberrants !! il faut de l’accompagnement, pas seulement leur donner un logement, il faut un accompagnement social.
  • « Pour Le Mans » avec Marietta Karamanli : Je les rencontre régulièrement
  • Louis de Cacqueray-Valmenier « Bâtissons le Mans » : Non, pas complétement, mais croisé quelques-uns.
  • Isabelle Sévère (EELV) : Oui les Elus le font (Une personne du conseil actuel le fait).
  • François Méril (UPR) :   Non pas encore

Question : Connaissez-vous la maraude 72 ? Seriez-vous prêt à participer à une maraude (Sans Camera, Sans Journaliste)

Argument présenté par un intervenant du groupe en fonction de leur réponse : présentation de la maraude 72

Lieu, horaire, jour, principe des repas, maraude sur la république et la gare, collecte

  • Audrey Dolo Canal-ensemble Autr’Mans : Non et Oui (Rdv pris en fin de Mini Débat). Il faut se tourner vers les citoyens et les membres des associations. Pour ce genre de cause, ce n’est pas lié à un engagement politique, c’est un engagement citoyen, on doit aider.
  • Emmanuel Bilquez « Réveiller le Mans » : Non je ne connais pas mais toutes les initiatives sont importantes. Je pense qu’il ne faut pas opposer la puissance publique et les associations, plus il y a des initiatives publiques ou associatives voire même individuelle mieux c’est. Elles sont bonnes quand elles consistent à aider son prochain. Là où on manque d’animation c’est d’essayer de fédérer, mieux mutualiser les choses qui peuvent se faire. En ce qui concerne ma venue, je dit oui et en effet sans caméra car il n’y a rien de pire que la récupération de ce point de vue-là, récupération qu’on a pu voir de la part de certains candidats.
  • Colistier : Vers Le Mans en Commun : NON on ne connait pas. Une assos peut être soutenue par une municipalité. Je rappelle que Macron a participé à des maraudes, ce que je veux dire c’est que des élus découvrent le problème c’est déjà un problème. Ce qui me pose un problème, c’est que l’Etat ne règle pas le problème du logement. En ce qui concerne ma venue à la marude 72, Moi personnellement, je ne vais pas apprendre grand-chose mais je veux bien venir par politesse. A CE JOUR, aucune prise de RDV malgré 3 relances à cette liste.
  • « Pour Le Mans » avec Marietta Karamanli :  Oui et oui, rdv pris pour le 7 mars
  • Louis de Cacqueray-Valmenier « Bâtissons le Mans » : Oui et j’accepte votre invitation à participer (prise de rdv le vendredi 20 décembre à 18h45)
  • Isabelle Sévère (EELV) : Celle dont vous me parlez non, mais je connais les autres menées par le Samu social, les Bus du cœur. Plusieurs d’entre nous participent aussi au « Repas pour tous » le dimanche soir, place des Comtes du Maine. Je suis prête à venir participer à la maraude 72.( rdv pris pour le 10 Janvier)
  • François Méril (UPR) :   Je ne connaissais pas la Maraude 72, nous savons désormais que cette maraude a les autorisations, que c’est encadré. Il faut se coordonner pour être complémentaire pour savoir quels sont les besoins, pour qu’il n’y ait pas de doublon.

Question posée lors du 2ème mini débat après leur participation à la maraude 72 : Pouvez-vous faire un point sur votre ressenti et sur votre retour d’expérience ?

  • Audrey Dolo Canal-ensemble Autr’Mans : À la suite de notre 1ère participation à la maraude (depuis nous sommes revenus une deuxième fois), nous avons été agréablement surpris par l’organisation. Nous avons rencontré des bénévoles qui étaient contents d’être là. Ils sont tous très volontaires dans leurs méthodes de fonctionnement. Une très belle communication est mise en place.
  • Emmanuel Bilquez « Réveiller le Mans » : Je ne suis pas surpris car j’en ai fait il n’y a pas longtemps. Il y a une corrélation avec les problèmes de drogues, certains étaient dans un état sanitaire un peu limite. Là où j’ai vraiment appris, c’est qu’il n’y avait pas beaucoup de concurrence entre les différents acteurs. Donc je suis rassuré. Une mairie peut aider en mettant des moyens du mutualisation. Ce qui m’a le plus apporté c’est la conversation que j’ai eu avec Frank qui a retrouvé un logement et un travail. Mais ce qu’il me dit, c’est qu’il n’est pas encore sorti de la rue, au moins psychologiquement. On parlait des emplois liés à une ressourcerie car on arrive à avoir du temps partiel. Il faut les accompagner dans le logement et dans l’emploi et cela implique d’avoir de l’animation autour.
  • Gilles Guerchet « Le Mans on y Gagne » : Notre retour sur la maraude : très enrichissant. Beaucoup de personnes jeunes, c’est très touchant. On sent qu’il y a une forte implication, une bonne organisation. Un jeune homme nous a interrogé sur le fait qu’il n’avait pas de papier et qu’il ne pouvait pas avoir de travail. Question : peut-on créer un passeport pour qu’il puisse travailler ? On a rencontré Frank qui nous expliqué comment il était sorti de la rue, c’était très intéressant. Nous avons remarqué qu’il manquait de l’information. On peut laisser faire les associations tout en les aidant à se coordonner. La question des SDFs est importante, il faut trouver un guichet qui aide à répertorier ces personnes pour les orienter.
  • Colistier : Vers Le Mans en Commun : Aucune participation malgré 3 relances
  • « Pour Le Mans » avec Marietta Karamanli : Date de Rdv prise au mars, mais l’organisation de la Maraude 72 a annulé, ne souhaitant plus de candidats politique.
  • Louis de Cacqueray-Valmenier « Bâtissons le Mans » : J’ai bien aimé accompagner mais j’ai trouvé qu’il n’y avait pas beaucoup de monde. Ils semblent beaucoup bougés.
  • Isabelle Sévère (EELV) : J’ai trouvé ça riche même si cela n’a pas été une découverte. L’ambiance et l’accueil étaient agréables. On a fait un tour dans le centre-ville . J’ai découvert le côté organisationnel qui m’a impressionné. Quelqu’un m’a donné une idée : développer des consignes dans les rues pour stocker leurs affaires, cela peut être une piste intéressante.
  • François Méril (UPR) : non évoqué

Question : Quel est votre plan pour ces sans Abris ? Et quel est le plan de votre Liste au Municipale ?

Argument : Voici ce qu’il y a sur le Mans

Repas pour tous : dimanche soir depuis 7ans,

Bus du cœur : tous les soirs jacobins et Paixans,

Samu social, croix rouge ….

La halte Mancelle structure (Tarmac) où les SDF peuvent :

-prendre un repas (potentiel de 50 repas le midi) pour 1€ ou contre un service (on aide pour débarrasser, balayer etc.)

-une douche (produits et linges sont fournis),

-réaliser leurs lessives

-accueil des chiens dans une cour.

La Flambée (Rue Des Ponts Neufs) qui est ouverte pour accueillir les SDF l’après-midi où ils peuvent boire une boisson chaude + mercredi et samedi la Croix Rouge distribuera dès le 1 Novembre potage/viennoiseries. Cet endroit ne peut recevoir Maxi 20 SDF et n’est pas adapté pour les chiens !!!

  • Audrey Dolo Canal-ensemble Autr’Mans : Cela sera inclus dans notre programme. Cela reste la priorité du Haut-commissaire à la pauvreté. Il faut un engagement également de proximité du sénat et des parlementaires. Il faut faire du cas par cas pour les Sans-Abris et ne pas leur imposer mais les accompagner. Nous voulons mettre en place une personne référente aux sans-abris à la mairie pour qu’elle coordonne des actions avec les associations.
  • Emmanuel Bilquez « Réveiller le Mans » : Je pense qu’il faut avoir les chiffres exacts. Est-ce que les places sont attribuées à ceux qui en ont le plus besoin ? On peut ouvrir plein d’endroits mais quand on utilise de l’argent public, il faut faire attention. Il faut du personnel qualifié qui animent les lieux. Faut-il ouvrir de nouvelles places ou s’assurer que les places soient au bon endroit ? Si on s’aperçoit qu’il y a un manque de place au Mans, on fera le nécessaire. Cela demande du volontarisme. On a discuté de ce que fait Jean-Luc, c’est positif mais ça ne répond pas à tous les problèmes. Les profils sont différents, la réponse doit être collective et individualisée. Il faut multiplier ce type de démarche, il faut remettre toutes ces personnes dans le milieu professionnel. Il y a plein de choses à faire en matière de formation, les remettre en selle. Idéalement, il faudrait un accompagnant par personne mais on ne pourra pas le faire. Le but de toute action sociale est de remettre la personne dans la société.
  • Gilles Guerchet « Le Mans on y Gagne » : Remettre des douches et toilettes publiques, développer du bénévolat et mettre en place une mutualisation des associations de tous les secteurs.
  • Colistier : Vers Le Mans en Commun : Il y a 414 logements vacants, quand j’étais élus, la réponse politique était parfois personnelle, je disais au Maire : Vous avez virez deux personnes qui sont dehors, et moi je vous préviens, je n’ai pas réussi à leur éviter leur perte de logement. A chaque fois j’ai réussi à les reloger, en les menaçant d’appeler la presse. Je pense qu’il faut du courage politique, à tous les niveaux. Parfois il m’est arrivé d’héberger moi-même. On est très respectueux de la générosité de beaucoup de gens, surtout dans les cités. Il faut reconnaître les gens pour ce qu’ils font. On veut faire des assemblées d’associations, qu’elles se réunissent, qu’elles nous disent ce dont elles ont besoin, les associations sont les expertes de la pauvreté. IL faut leur donner les moyens. La question des Sdf n’est pas simple, il faut un logement mais pas seulement, il faut un accompagnement, sans quoi ils retournent dans la rue. J’ai travaillé 15 ans dans le milieu associatif et voilà mon constat : il y a un manque de coordination. Mais pour que les associations se cordonnent, il faut des moyens.  Une des premières mesures de Macron, c’est la suppression des emplois aidés : 200 000 suppressions d’emploi. Cela a pénalisé les assos car elles n’avaient plus la possibilité d’employer des salariés.
  • « Pour Le Mans » avec Marietta Karamanli : Guichet unique qui oriente, un numéro vert, et annuaire des associations. Je reçois des gens envoyés par les assistances sociales qui elles-mêmes sont parfois désœuvrées car les dispositifs nationaux changent. Les outils sont aussi pour ceux qui peuvent diffuser des infos. 
  • Louis de Cacqueray-Valmenier « Bâtissons le Mans » : On est dans le flou mais à l’écoute … On ne sait pas comment appréhender ce réel problème. C’est un sujet que l’on veut creuser et on compte sur les associations. Il faut se renseigner et discuter avec les personnes dans cette situation. J’ai toujours voulu, avec des étudiants, créer une maraude.
  • Isabelle Sévère (EELV) : Dans la continuité de ce qui se passe sous cette mandature et organiser un accueil de jour et de nuit.
  • François Méril (UPR) : On a réfléchi et il y a des pistes à explorer. Le maire a la possibilité d’autoriser, via les pastilles, de vivre dans des logements légers. Nous, on a choisi d’engager une réflexion sur les pastilles (exemple : yourtes). Pourquoi ne pas mettre des terrains à disposition (pastilles cf. PLU.) ? Il faut proposer un logement en fonction des besoins. On pourrait installer des Algecos, réquisitionner d’anciens containers, payer des chambres d’hôtel en mettant la priorité pour les femmes avec enfants. Coeffort peut être aménagé en tant qu’hébergement. Il faut aussi prendre en considération la présence de leurs chiens.
  • Intervention de Sandrine Doré 2ème sur la liste : Concernant les logements d’urgence sur Sablé sur Sarthe proposé par le samu, c’est difficile pour les sans-abris de se déplacer. Ce n’est effectivement pas compliqué de mettre une navette en place pour les emmener à Sablé et les ramener pour le jour et les loger sur le Mans la nuit. On avait réfléchi au bus gratuit. Une solution avait été proposée par le Samu Social : l’association a essayé de son côté, d’avoir quelques familles d’accueil qu’on aurait pu joindre si, lors d’une maraude, on n’a pas de solutions pour des femmes avec enfants. Mais ce projet a été refusé par la Croix rouge.

Question : Des témoignages nous donnent des informations alarmantes sur les relations entre la police municipale et les SDF qui sont refoulés hors du centre villes. Votre avis ?

  • Audrey Dolo Canal-ensemble Autr’Mans  : Ce n’est pas normal, je n’étais pas au courant.
  • Emmanuel Bilquez : Au Mans, on nous reproche d’avoir des sdf visibles. Ça ne sert à rien de déplacer les problèmes, il faut traiter les problèmes et non pas les déplacer pour les invisibiliser. On peut aussi se dire les choses : si les personnes sont devant un commerce, on peut leur demander de bouger un peu.
  • Gilles Guerchet « Le Mans on y Gagne » : Nous n’en avions pas connaissance.
  • Colistier : Vers Le Mans en Commun : On s’est battu à la gare, pour qu’ils cessent de mettre la musique à fond. La Sétram, la Sncf, la police municipale font des contrôles au faciès. Les élus donnent leur accord pour ce genre de chose alors que c’est illégal. La municipalité refuse de voir la pauvreté.
  • La liste « pour le Mans » avec Marietta Karamanli : Aucune réponse à apporter, je ne sais pas.
  • Louis de Casqueray : Je ne suis pas réellement au courant mais j’en ai déjà entendu parler. J’habite à coté de Tarmac, j’entends les chiens.
  • Isabelle Sévère (EELV) : Je vais me renseigner.
  • François Méril (UPR) : non évoqué.

Question : Dans le projet de Loi « Engagement et proximité », il est repris au niveau de l’article 15 « prévoit que le maire ait la possibilité d’affliger une amende de 500 euros lorsqu’un SDF présente un risque pour la sécurité des gens, ou en cas d’attroupement statique ». Qu’en pensez Vous ?

  • Audrey Dolo Canal-ensemble Autr’Mans  : Non évoqué
  • Emmanuel Bilquez : Mettre une amende à un Sdf, cela me paraît compliqué. L’amende peut être dissuasive, mais c’est juste de la dissuasion puisque les gens ne sont pas solvables. Il y a tout un arsenal juridique qui existe mais on n’est pas obligé de l’utiliser. Sur le papier, c’est très joli mais compliqué à appliquer et d’une efficacité aléatoire. Avenue G. Leclerc, le fait que les chiens ne soient pas en laisse, cela pose un problème, même s’il vaut mieux faire de la prévention que de la dissuasion.
  • Gilles Guerchet « Le Mans on y Gagne » : un amende 500 euros, c’est un peu idiot, mais il faut gérer le flux car cela fait des nuisances, il ne faut pas que les Sdf nuisent à l’ambiance familiale.
  • Colistier : Vers Le Mans en Commun : L’idée c’est de gérer le pouvoir différemment, si nous sommes majoritaires, nous nous battrons contre ce genre de choses : on génère la pauvreté et ensuite on fait tout pour la cacher. Nous sommes en désaccord avec cette façon de voir : Hugo disait la pauvreté ça s’éradique. Nous refusons le mobilier anti-sdf. Nous sommes en désaccord avec Yves Calippe : le projet c’est de cacher les choses. Nous avons vu des nourrissons dormir dans des lits de camps. Les logements fournis sont parfois insalubres. Nous avons dû nous battre pour avoir des lits parapluies.  
  • La liste « pour le Mans » avec Marietta Karamanli : Il faut appliquer les choses avec indulgence ; Le maire peut prendre ses distances par rapport à cela.  Le système de contravention pour des sdf c’est ridicule. C’est seulement de l’affichage. Je préfère qu’il y ait de l’accompagnement pour les sortir de la rue. La question des troubles psychiques est à prendre en compte. Quand j’ai vu le nouveau directeur de l’HP, il m’a confirmé qu’il faut développer des équipes mobiles, travailler différemment.
  • Louis de Casqueray : Cette loi est idiote. Le but de cette loi est que l’Etat se décharge sur les maires. Nous sommes contre, c’est complètement aberrant
  • Isabelle Sévère (EELV) : non évoqué
  • François Méril (UPR) : non évoqué

Vous venez de lire la restitution des entrevues concernant le thème de « pauvreté au mans : SDF, Démunis »

le prochain article reprendra le thème des « SDF et des migrants »

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